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                            Casus Belli #1
Edito
Sommaire
Actualité
	Nouvelles du front
	Avant-première Eclipse Phase
	GenCon 2011 : La Grande messe du RPG
	Interview Peter Adkison
Nouveautés
	L'Appel de Cthulhu 30e anniversaire
	Portrait de famille : L'Appel de Cthulhu
	Deathwatch
	Livre des cinq anneaux
	CthulhuTech
	Interviews CthulhuTech
	Wasteland
	Ecran Wasteland
	Interview Wasteland
	Fantasy Craft
	La mer Intérieure
	Les Mille-Marches
	Würm
	Mississippi
	Aztlan+Denver
	L'Art de la magie
	Remember Tomorrow
	Kingmaker
	Uppsala
	Bestiaire 2
	La Frontière
	8 Semaine plus tard
	Jungles urbaines
	Les Astres défunts
	Péril à Port-Réal
	Almanach Arcadien t1
	Raiders of adventure
L'étagère du rôliste
	Jeux avec figurines
	Figurines pour le jeu de rôle
	Jeux de plateau
	Jeux vidéos
	Inspis
Scénarios
	Les Enfants du Passage de Gois (Pathfinder)
	Ainsi parlait Nyarlathotep (Etoiles propices épisode 1 ; L'Appel de Cthulhu)
	La Fille du Seigneur de l'hiver (Les Seigneurs de l'hiver éîsode 1 ; Chroniques Oubliées)
	Itinéraire d'un enfant gâté (Wasteland)
	Il y a quelque chose de pourri au royaume de Jurojin (Livre des cinq anneaux)
	B.B.G. Blues (Mississippi)
Jeu complet : Chroniques Oubliées
	Création de personnage
	Système de jeu
	Règles optionnelles
	Univers Fantasy
	Les races
	Barde
	Guerrier
	Magicien
	Moine
	Prêtre
	Rôdeur
	Voleur
	Equipement
	Créatures
	Feuille de personnage
	Devenir MJ
	Qu'est-ce que le jeu de rôle ?
	Mini-aventure : Caraverne !
Aides de jeu
	Bâtisses & Artifices n°1 : L'Auberge de la Griffe
	PJ Only : Mon premier rôle
	MJ Only : Créer le groupe de PJ a posteriori
	MJ Only : La vie du rail
	MJ Only : Armes de légende
Rétro
	Entretien Froideval : Gygax et moi
	Les Donjons & Dragons de Maraninchi
	Trente ans de Casus
Magazine
	Les fées n'ont que ce qu'elles méritent !
	Les révolutions dans le JdR n'auront pas lieu
	Concours : L'Appel de Cthulhu
	Dans Casus Belli n°2
Kroc Le-Bô
                        
Document Text Contents
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eclipsephase.com black-book-editions.frDISPONIBLE PROCHAINEMENTwww.sombresprojets . com

Livre de base, 288 pages.

* Présentation de l’univers
* Un cahier couleur de 32 pages
* Des règles complètes

et deux scénarios

L’écran

* Un paravent rigide en trois volets
* Une grande carte couleur

du Malroyaume
* Un livret de 16 pages

LA
route
vous
Attend

Wasteland PUB-1.indd 1 11/10/11 15:24

Votre esprit est un logiciel. Programmez-le.

Votre corps est une coquille. Changez-le.

La mort est une maladie. Soignez-la.

L'extinction approche. Combattez-la.

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128 | CRITIQUES128 | L'APPEL DE CTHULHU

« ordinaires ». Il suffit de leur ajou-
ter quelques points de compétences,
éventuellement d’ajuster un peu leur
SAN à la baisse et le tour est joué. Les
introduire dans le scénario risque
de demander quelques contorsions,
mais rien d’ingérable.

• Prendre des personnages de Delta
Green et les vieillir. Le premier épi-
sode peut être joué plus ou moins tel
quel, avec des PJ qui opèrent sous le
masque du FBI. En revanche, vous
aurez besoin de faire quelques contor-
sions pour que l’épisode II fonctionne.
Le plus simple est de donner le rôle du
commanditaire à la NSA ou à Majes-
tic-12. On peut aussi tout garder tel
quel, et imaginer que la main droite de
Delta Green ignore ce que fait sa main
gauche. Dans ce cas, les personnages
vont se retrouver au cœur d’une des
pires foirades de l’histoire de l’agence.

• Créer des personnages sur mesure, en
l’occurrence des policiers de la brigade
criminelle de Los Angeles. Dans un
monde qui part à ce point en vrille, la
perspective d’avoir une arme et un peu
d’autorité devrait leur faire plaisir.

Comment ?
Il est temps de parler un peu de mise

en scène. En règle générale, montez le
cynisme d’un cran ou deux, la violence
de trois ou quatre crans, ajoutez une
louche de délabrement… mais souve-
nez-vous que si la société se délite, les
personnages y sont habitués, et consi-
dèrent comme du « bruit de fond » des
événements qui, dans notre époque
plus délicate, mobiliseraient l’atten-
tion générale. Vous pouvez mention-
ner, sur un ton tout à fait tranquille,
qu’au cours de leurs déplacements,
ils passent par une rue où des pillards
ont été pendus aux réverbères, « sans
doute par la milice du quartier ». Ou
qu’ils dépassent une procession de
néo-Puritains extrémistes qui se fla-
gellent en chantant des hymnes (face
à la concurrence et à la crise, les reli-
gions traditionnelles se sont sensible-

ment durcies). En zappant, ils tombent
sur une émission de téléréalité où les
candidats risquent leur vie…
Comme il faut bien que les joueurs se

raccrochent à quelque chose, jouez à
fond sur les clichés. L’épisode I est un
polar américain classique. L’épisode II
louche ostensiblement sur les thrillers
speedés à la 24 Heures. Les personnages
sont des flics, encouragez les joueurs à
décliner le concept, sans forcément s’en
tenir à ce qui est à la mode en ce mo-
ment. La crise financière a conduit à la
fermeture d’une bonne partie des labo-
ratoires où des flics scientifiques soupe-
saient les indices au microscope, et les
autorités ont privilégié le recrutement
de vétérans coriaces ou de chômeurs
désireux de maintenir l’ordre plutôt que
de crânes d’œufs surdiplômés. De bons
vieux durs à cuire à l’ancienne seront
donc parfaitement à propos.

Episode I
Mort d’une actrice
Briefing
24 juillet 2022, six heures du matin. Il

fait déjà près de trente degrés. Il n’y au-
rait pas la fumée des incendies de forêt,
au loin dans les collines, qui fait planer
une légère brume irritante, le ciel serait
d’un bleu écrasant. Les Investigateurs
ont passé une nuit de merde à bou-
cler une affaire sordide – un pavillon
de banlieue envahi par une bande
de voyous qui ont violé et torturé ses
occupants, avant de poster des photos
de leur crime sur Internet. Ils sont sur
le point d’aller se coucher lorsqu’ils ont
droit à un appel radio d’Ashley, leur
dispatcher, qui les informe que l’un
des occupants d’une grande maison
d’Hollywood a composé le 911. C’était
une femme, elle n’était pas très cohé-
rente, et elle parlait de meurtre. Une
voiture de patrouille est déjà partie sur
place, on attend leur rapport. Merci
d’aller voir et de prendre les mesures



Interferences
Cette affaire a de quoi
passionner tout le pays.
Les Investigateurs ont

intérêt à jeter des miettes
aux journalistes de temps en
temps, de s’assurer que leurs
communications ne sont pas
écoutées et que personne ne
pirate leurs liaisons avec le QG.
Le fouille-merde à téléobjec-
tif a laissé la place au fouille-
merde qui pilote à distance
un mini-drone silencieux, gros
comme un oiseau et bardé de
caméras. Les deux plus gros en-
quiquineurs auxquels ils auront
affaire sont Sylvia Cho, d’une
grande chaîne nationale (jolie,
accrocheuse, déforme les faits
pour les faire coller à ses idées
préconçues) et Jorge da Silva,
reporter people indépendant
(élégamment habillé, mais
avec de longs cheveux gras et

aucune déontologie).
Une fois qu’elle a pleinement
pris conscience de la situation,
la hiérarchie policière met une
pression colossale aux person-
nages. Il faut que cette histoire
soit résolue, et vite  ! Le capi-
taine Clark, leur supérieur, leur
demande des points de situa-
tion toutes les six heures, nuit
et jour, et les inonde de « sug-
gestions » qui vont toutes dans
le même sens : une arrestation
rapide, et si ce n’est pas du cou-
pable, ce n’est pas grave, il sera
toujours temps de reprendre
l’enquête à froid pendant que
les journalistes réduiront la vie

du leurre en petits morceaux.
Il va de soi qu’à force de tour-
ner des scènes d’action avec
le concours du LAPD, Corbett
s’y est fait des amis, et que son
arrestation n’enchantera pas
tout le monde (il est notam-
ment pote avec le maire Willis,
qu’il a fait tourner dans plu-
sieurs blockbusters au début

du siècle).

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SCÉNARIO | 129

nécessaires. « Au moins, ajoute-t-elle,
dans une baraque comme ça, il y a des
chances pour que vous puissiez de-
mander aux domestiques de vous faire
un vrai café, plutôt que de l’ersatz. »
Dix minutes de route plus tard, l’équipe

arrive sur place. Ce trajet est une bonne
occasion de leur faire utiliser leurs
agents de recherche pour la première
fois (voir l’encadré « PNJ constants »).
À partir de l’adresse, ils peuvent déjà
trouver le nom de la propriétaire des
lieux, l’actrice Victoria Royal, et un
minimum d’infos publiques sur elle.
La grille est entrouverte. Derrière, un
parc et une immense maison blanche
aux toits de tuiles. Ils vont sans doute
y passer pas mal de temps dans les pro-
chains jours. N’hésitez pas à les écraser
sous le luxe. On ne parle pas juste de
vrai café, mais de mélanges sud-améri-
cains rares dont des flics de base n’ont
jamais entendu parler…
Tout est calme. Une voiture pie est

déjà garée devant l’entrée, et un poli-
cier en uniforme, l’agent Sanchez, leur
ouvre lorsqu’ils sonnent. Il a l’air sou-
lagé de les voir.

Le dessous des cartes
Victoria Royal avait tout pour elle.

Sa filmographie ne comptait encore
qu’une douzaine de titres, et elle n’avait
accédé qu’assez récemment aux pre-
miers rôles, mais elle était l’une des
étoiles montantes d’Hollywood, en par-
tie grâce aux efforts de James Corbett,
un célébrissime réalisateur qui avait
été son Pygmalion. Il l’avait épousé en
2016. Leur divorce, en 2019, s’était sol-
dé par un arrangement financier favo-
rable à Victoria, qui avait aussi obtenu
la garde d’Alexander et de Cleopatra,
les deux enfants du couple, nés en 2017
et 2019. Depuis, Victoria menait une
vie de star – ce qui, si on enlève le luxe
obscène, est une chose assez ennuyeuse
qui comporte beaucoup de travail.
Hélas, Corbett n’avait rien oublié et

rien pardonné. Sa rancœur, remâchée

depuis des années, a fini par tourner à
l’obsession. Or, quand on a le genre de
moyens dont il dispose, les obsessions
sont faciles à satisfaire. Corbett a appro-
ché un « arrangeur » du nom de Kaden
Tanner, qui lui a donné un numéro de
téléphone. Une fois une somme à sept
chiffres virée sur un compte des îles
Caïmans, Corbett a été informé qu’il
serait souhaitable qu’il se dote d’un ali-
bi pour la soirée et la nuit du 23 juillet.
On ne lui demandait qu’une chose : que
Victoria soit en possession d’un nou-
veau bibelot d’ici là, une petite figurine
représentant une créature mi-bouc,
mi-chat. Sous couvert d’une visite (très
inhabituelle) à ses enfants, il l’a déposée
dans un coin du salon. À l’heure prévue,
la figurine s’est animée et a servi de por-
tail à l’assassin, un tueur à gages doublé
d’un sorcier qui se fait appeler « Z ». Il
a torturé et tué Victoria avant de repar-
tir. La figurine est toujours là, au milieu
d’autres bibelots exotiques.

La scène du crime
Les flics en uniforme qui les

conduisent dans la chambre du crime
ont l’air vaguement malades. Concep-
tion, la femme de chambre qui a
découvert le corps, est encore sous le
choc. La police scientifique ne va pas
tarder à arriver. En attendant, les In-
vestigateurs ont la pièce pour eux tout
seuls. Le cadavre est sur le lit, dans
la grande chambre. C’est une petite
forme ratatinée, de la taille d’un enfant
de dix ans, impossible à identifier du
premier coup d’œil. La première image
qui leur vient est un cadavre retiré
d’un incendie, mais il n’y a pas trace de
flammes… Il y a des entraves impro-
visées attachées aux montants du lit.
On peut voir des taches de sang sur le
couvre-lit, mais ça ne représente pas
grand-chose. Il y en a quelques gouttes
sur la moquette, aussi.
C’est tout. Pas d’indices sur l’heure

du crime, pas d’arme. D’ailleurs, est-
ce bien un crime ? 

Delta Green
L’organisation a énormément
souffert tout au long des
années 2010, mais elle est
toujours là. En 2015, un quart
des cellules actives a disparu
dans le « Grand fiasco », une
tentative pour contrer le
retour de Nyarlathotep qui
est restée sans effet, à moins
qu’elle n’ait hâté son retour.
Peu après, Stephen Alzis a
fait savoir à la Cellule A que
les agents de Delta Green
étaient désormais persona
non grata à New York.
Nyarlathotep n’a pas l’inten-
tion d’écraser Delta Green,
mais d’autres se chargent
de l’étouffer en douceur.
Majestic-12 prospère. Les
agents DG perdent leur job
pour des raisons bidons ou
se retrouvent placardisés
dans des coins où ils ne
peuvent plus faire de dégâts.
Et puis, il y a les accidents…
Pas beaucoup, et pas trop
voyants, mais le taux de mor-
talité monte insensiblement.
L’organisation arrive encore,
bon an mal an, à monter
quelques opérations dans
les régions où elle était bien
implantée, mais à moyen
terme, elle cessera d’être
viable, et les survivants de la
Cellule A le savent.

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Livre de base, 288 pages.

* Présentation de l’univers
* Un cahier couleur de 32 pages
* Des règles complètes

et deux scénarios

L’écran

* Un paravent rigide en trois volets
* Une grande carte couleur

du Malroyaume
* Un livret de 16 pages

LA
route
vous
Attend

Wasteland PUB-1.indd 1 11/10/11 15:24

Votre esprit est un logiciel. Programmez-le.

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ScénarioS : Pathfinder, L’adc, L5a, co, Mississipi & Wasteland

#1 Novembre | Décembre 2011 Le magazine de référence des jeux de rôle
Pathfinder | L'Appel de Cthulhu 30e

Froideval : Gygax et moi

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Chroniques oubliées | un jeu de rôle Complet !1

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– Reloaded –

En édition normale, collector et pdf.
Le retour du jeu de rôle western fantastique !

black-book-editions.fr

ISBN : 978-2-36328-100-5 Prix : 9,50€

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