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Table of Contents
                            Préface
Table des matières
Introduction
Partie 1_Fondements généraux des psychothérapies de couple
	Chapitre 1_Conception intégrée des processus psychopathologiques des troubles mentaux
	Chapitre 2_Le diagnostic en psychothérapie de couple
	Chapitre 3_Enjeux éthiques en thérapie conjugale
	Chapitre 4_La psychothérapie de couple d'orientation cognitive-comportementale
	Chapitre 5_Thérapie de couple axée sur l'émotion
	Chapitre 6_L'évaluation et la modification des cognitions en thérapie conjugale
Partie 2_Applications spécifiques
	Chapitre 7_Sexualité et dysfonction sexuelle
	Chapitre 8_L'intervention auprès des couples de même sexe
	Chapitre 9_L'évaluation et le traitement de la violence conjugale
	Chapitre 10_Couples et troubles auxieux
	Chapitre 11_Troubles des conduites alimentaires et problèmes conjugaux
	Chapitre 12_Intervention auprès des couples alcooliques et toxicomanes
	Chapitre 13_Couples et dépression
	Chapitre 14_Couples aux prises avec l'infertilité
	Chapitre 15_La médiation familiale
	Chapitre 16_La psychothérapie de couple en situation d'agression sexuelle intrafamiliale
	Chapitre 17_Le statut empirique de la thérapie conjugale
Notices biographiques
Index
                        
Document Text Contents
Page 2

© 2008 – Presses de l’Université du Québec

Manuel clinique des psychothérapies de couple

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L’INTERVENTION AUPRÈS DES COUPLES DE MÊME SEXE 407

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Édifice Le Delta I, 2875, boul. Laurier, bureau 450, Québec, Québec G1V 2M2 • Tél.: (418) 657-4399 – www.puq.ca

Tiré de : Manuel clinique des psychothérapies de couple, J. Wright, Y. Lussier et S. Sabourin (dir.)
ISBN 978-2-7605-1450-8 • D1450N

Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés

Au plan conjugal, les études empiriques indiquent que la présence d’homo phobie
intériorisée, chez un seul des partenaires ou les deux, nuit à leur satisfaction conjugale
(Mathis, 2001 ; Romance, 1988 ; Ross et Rosser, 1996). Premièrement, elle entraîne les
partenaires à sous-estimer et à dévaloriser leurs relations intimes, ce qui réduit l’impli-
cation conjugale et accroît l’insatisfaction dans le couple (Biaggio et al., 2002). Deuxiè-
mement, elle peut créer des conflits conjugaux. Par exemple, la haine envers sa propre
homosexualité peut être dirigée vers le partenaire (qui possède la même orientation
sexuelle ) et se manifester par des critiques négatives (Green et Mitchell, 2002). Troisiè-
mement, l’homophobie intériorisée est liée à une peur de l’intimité avec une personne
de même sexe et peut avoir un impact sur le fonctionnement et la satisfaction sexuelle
des couples (Green et Mitchell, 2002). Quatrièmement, l’intériorisation des préjugés
négatifs sur l’homosexualité peut entretenir une attitude pessimiste par rapport à la
viabilité d’une relation conjugale à long terme (Ossana, 2000). Par exemple, si un des
partenaires est convaincu que l’intimité et l’engagement entre deux personnes de même
sexe sont voués à l’échec, il peut saboter toutes les tentatives de relation durable (Peterkin
et Risdon, 2003). L’homophobie intériorisée peut aussi mener les couples en difficulté à
attribuer la responsabilité de leurs difficultés conjugales à leur orientation sexuelle, plutôt
qu’à des variables propres à leur relation de couple (MacDonald, 1998). Cela risque de
diminuer la probabilité que les partenaires déploient des efforts afin de résoudre leurs
conflits. Enfin, le fait, pour des partenaires, de ne pas avoir le même niveau de confort
avec leur orientation sexuelle, si par exemple l’un est à l’aise de manifester des marques
d’affection en public alors que l’autre ne l’est pas, peut être source de conflits dans le
couple (voir la section « Exemple de cas clinique » à la fin de ce chapitre).

A. Évaluation et intervention
Puisque l’homophobie intériorisée peut être un facteur déterminant de l’état psycholo-
gique du client, la thérapie auprès des partenaires de même sexe devrait inclure l’éva-
luation du degré d’acceptation de soi en tant qu’individu et en tant que couple, de
même que les sources, l’étendue, les manifestations et les effets de l’homophobie inté-
riorisée de chaque partenaire. Il peut être diffi cile de mesurer le niveau d’homophobie
intériorisée des clients étant donné que ceux-ci ont souvent honte d’admettre qu’ils
ressentent des émotions homophobiques envers eux-mêmes (Shidlo, 1994). La passation
de questionnaires est donc utile pour favoriser le dévoilement des clients et compléter
l’évaluation de cet aspect de leur vécu. Il existe plusieurs instruments en version anglaise
(p. ex., Internalized Shame Scale ; Internalized Homophobia Inventory [ISS ; IHI ;
Alexander, 1986] ; Internalized Homophobia [IHP ; Martin et Dean, 1987] ; Nungesser
Homosexual Attitudes Inventory [NHAI ; Nungesser, 1983]). Il est aussi possible d’avoir
recours à quelques questionnaires validés auprès d’une population francophone, éva-
luant le degré d’homophobie intériorisée des individus GLB. L’Échelle d’acceptation à
l’égard de son orientation sexuelle (Otis et al., 2002) comporte 10 items et mesure le
niveau d’acceptation de son orientation sexuelle (p. ex., « je me sens coupable d’avoir
les sentiments que j’ai » ; « je m’accepte comme je suis »). Le répondant doit indiquer la

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408 MANUEL CLINIQUE DES PSYCHOTHÉRAPIES DE COUPLE

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fréquence à laquelle il ressent ce qui est inscrit dans chacun des énoncés, sur une échelle
de 1 (jamais) à 5 (très souvent). Un autre questionnaire s’attardant uniquement aux
diffi cultés liées à l’acceptation de son orientation sexuelle est l’Échelle d’homophobie
intériorisée. Il s’agit de la version traduite de l’Internalized Homophobia Scale (Herek,
Cogan et Gillis, 2000 ; Herek, Cogan, Gillis et Glunt, 1997), effectuée par l’Équipe de
recherche sur la famille et son environnement. Cet outil comprend cinq items et le
répondant doit indiquer jusqu’à quel point il est en accord avec l’énoncé, sur une échelle
de cinq points (p. ex., « J’ai essayé de cesser d’être attiré par les personnes du même
sexe en général »). L’Échelle de craintes liées à la divulgation et à l’affi rmation de son
orientation sexuelle (Otis et al., 2002) évalue une autre manifestation de l’homophobie
intériorisée, soit la diffi culté à exprimer son orientation sexuelle aux autres. Ce ques-
tionnaire comprend 13 items (p. ex., « j’ai peur de dire aux autres que je suis homosexuel »,
« je me sens à l’aise d’être vu en public avec une personne identifi ée comme gaie ou
bisexuelle »). Le répondant doit indiquer son degré d’accord avec chacun des énoncés.
Enfi n, Les attitudes à l’égard de l’homosexualité (Otis, Ryan, Chouinard et Fournier,
2001), soit une version traduite de l’Attitudes Toward Homosexuality Scale (Leitner et
Cado, 1982), est un questionnaire comprenant sept items. Les répondants doivent indi-
quer, sur une échelle de 1 à 5, jusqu’à quel point ils sont en accord avec différentes
croyances liées à l’homosexualité (p. ex., « l’homosexualité est une perversion (déviation)
sexuelle »). Étant donné que chacun de ces questionnaires évalue différents aspects de
l’homophobie intériorisée et qu’ils comportent un faible nombre d’items, il est suggéré
d’utiliser l’ensemble de ces questionnaires afi n d’obtenir une mesure globale du niveau
de confort des clients face à leur orientation sexuelle.

La restructuration cognitive est la technique d’intervention suggérée pour réduire
ou éliminer l’homophobie intériorisée et la remplacer par une vision positive de l’homo-
sexualité des personnes ainsi que des couples gais et lesbiens (Sophie, 1988). Certaines
croyances irréalistes, par exemple « les relations conjugales entre personnes de même
sexe sont vouées à l’échec », peuvent être entretenues par des partenaires de couples
GLB en difficulté. À l’aide du questionnement socratique, le clinicien peut aider les
partenaires à diminuer ces croyances en leur demandant, par exemple : « Quelles sont
les preuves versus les contre-preuves à cette croyance ? Y a-t-il des raisons, autres que
l’orientation sexuelle , pouvant expliquer qu’un couple perdure ou se sépare ? Connaissez-
vous des couples de même sexe qui sont ensembles depuis longtemps ? Connaissez-vous
des couples hétérosexuels qui se sont séparés ? » En se basant sur sa pratique, le théra-
peute peut aussi raconter aux clients l’histoire clinique d’un couple de même sexe qui a
réussi à perdurer malgré ses difficultés. Cet exemple de cas peut aider les partenaires à
normaliser leurs problèmes, à se sentir moins seuls et à voir la possibilité d’une relation
à long terme (Sanders, 2000). (Pour plus de détails sur les stratégies cognitives, voir le
chapitre 6.)

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INDEX 837

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183, 232, 239, 255, 257, 258,
262, 266, 268, 398, 399, 403,
416, 420-422, 495, 522, 733, 738,
740, 744, 746-748, 751, 752, 759-
762, 767, 770, 771, 777, 780
atypique, 362, 371-373

signalements, 736
socialisation, 415-418
Société canadienne de

psychologie, 198, 201-206, 208,
212, 216, 218, 219

solitude, 279, 284, 296, 301
soumission, 144, 147, 148, 151,

172, 175, 180
soutien, 319, 328, 329, 336, 337,

347, 626, 628, 629, 633, 640,
642-644, 650, 741, 743, 750, 755-
757, 764, 766, 768, 770, 775,
778, 780
social, 398, 413, 414, 424

standards, 315, 316, 318-320, 323-
325, 329, 331-333, 334, 336, 340-
342, 347-352

stigmatisation, 413, 429
stress posttraumatique, 278, 285,

310, 508, 521
stresseurs, 28, 34, 39, 43, 45, 46,

57, 72, 101, 113, 115-117, 122,
135, 136, 143, 168, 169, 174-176,
189, 262, 265, 266, 268-273, 329,
333, 625, 630, 641, 646

suicide, 258, 625, 647, 648
supervision, 810, 811, 813
surmoi, 38-40
syndromes cliniques, 584

T
tâches domestiques, 117, 141,

142, 144, 148, 182, 242, 243,
255, 419

TCA, 541-543, 545-547, 549-568,
570, 572

temps d’arrêt, 476, 483, 486
thérapie, 660, 663-665, 668, 673,

674, 686, 689

cognitive, 634
cognitive-comportementale,

314, 323, 355
conjugale, 402, 416, 418, 427,

432, 581, 582, 585-587, 589-
594, 597-600, 603-607, 609,
613, 616

de couple, 445, 455, 456, 459-
461, 463, 465, 468, 470, 472,
482, 492, 496

de groupe, 753, 754, 780
maritale comportementale,

624, 633-637, 650
tolérance, 230-232, 246, 248, 253,

257, 265
toxicomanie, 581, 582, 585, 596-

599, 605, 606
traitement, 541-543, 551-553, 555,

558, 559, 561, 563, 565-569, 572,
573, 582, 584-590, 592-594, 596,
598-600, 602, 604, 607, 616, 733,
742, 748-750, 753, 755, 756, 760-
763, 765, 766, 768-770, 772, 774,
775, 778-782, 785
multimodal, 782

transmission
intergénérationnelle, 742, 782

transvestisme fétichiste, 372, 373
traumas, 230, 522

sexuels, 19
traumatismes relationnels, 294
travail, 100, 101, 104-107, 113,

115, 116, 120, 122, 128, 129, 132,
134, 138, 140, 142-144, 147, 148,
158, 160, 162, 165, 166, 168,
172, 176, 183, 185, 188, 189,
227, 230, 235, 241-243, 247, 254,
258, 262, 264-267

triangulation, 41, 57, 66, 70, 71,
86, 109, 110, 113, 117, 134, 147,
155

troubles
de l’éjaculation précoce, 369,

370
de l’excitation, 366, 385

de l’orgasme, 366, 371, 385
des conduites alimentaires,

541, 542
du désir sexuel, 364-366
érectile, 368, 369, 376, 384-386
internalisés, 139
panique, 508, 514, 516
mentaux concomitants, 584,

585, 597

V
vaginisme, 367, 385
valeurs du thérapeute, 208

rôles sexuels, 208
validation, 288
validité, 790, 807, 813, 814
variables

démographiques, 803
médiatrices, 803
modératrices, 803

victime, 424, 426, 429
victimisation, 734, 737, 751, 755,

757
viol, 522, 523
violence, 16, 18, 20, 22, 23, 31-34,

40, 41, 46, 53, 68, 75, 76, 80,
103, 104, 106, 109, 115, 128, 130,
133, 136, 137, 146, 154, 157,
161, 165, 168, 173, 178, 227,
230, 232, 256, 259, 261, 262,
268, 270-272, 278, 283, 285, 286,
298, 330, 404, 406, 412, 423-426,
434, 437, 445-498, 583, 584, 586,
589, 593, 632, 636
physique, 446-448, 452, 455-

458, 460, 464, 468-470, 478,
479, 481, 483, 487, 490, 491,
495, 496

psychologique, 446, 448, 451,
452, 455, 457, 459, 463, 464,
468, 472, 475, 477-479, 482,
484, 489

sexuelle, 446, 463

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